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PRESSE Les Transparents "Les Transparents tissent un lien avec les corps, au-delà des générations. (...) D’une rapidité d’insecte, leurs pieds remuent à toute vitesse, en tous sens. Agis par ces ventouses, les corps avancent pour mieux retomber et s’étaler au sol. Aucun d’eux ne triomphe. Ils sont parfois immobiles, comme un tracteur arrêté au milieu d’un champ. Dans cette atmosphère entre chien et loup, tout se dérobe. Ils lancent des bras qui semblent plus nombreux que ceux de la pieuvre, mais jamais épanouis, tendus, inquiets. Ils font bloc vers le fond de scène, comme habités d’inquiétude, de chagrin. Ils veulent disparaître, mais ensemble. Quel beau travail." Muriel Steinmetz, L'Humanité https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/danse-contemporaine/au-festival-faits-dhiver-marguerite-duras-sincarne-dans-thomas-lebrun "(...) une écriture qui varie sa forme à l’infini, dans une série de dialogues intenses avec le sol. A travers divers états de pesanteur, Anne-Sophie Lancelin interroge les possibilités de disparition et d’effacement, dans la fusion avec le sol ou les murs, dans l’obscurité comme dans la lumière et la puissance de son ombre. Cette écriture chorégraphique se faufile, se cherche, s’efface… Ne cessant de se transformer, elle pratique le camouflage, crée des tableaux obscurs ou expressionnistes, donne aux corps une qualité tantôt minérale tantôt fluide, oscillant entre souplesse et mouvements ciselés. Pieds ou poings martèlent le sol (tout le monde étant allongé sur le ventre) ou le buste, quand les danseurs ne sont pas en train de se faire avaler par un infini en fond de scène ou de se fondre l’un dans l’autre. (...)" Thomas Hahn, Danser canal historique https://dansercanalhistorique.fr/?q=content/jean-christophe-bocle-et-anne-sophie-lancelin-deux-generations-pour-faits-d-hiver "(...) Amatrice de poésie, autrice elle-même, la chorégraphe met en scène des corps à la présence vive, discrète et fugitive, mus par une sorte d'instinct du présent et de la relation à l'autre. Cristaux d'énergie en même temps que relâché et suspension, le mouvement intérieur, d'une grande légèreté et précision déploie mystère et beauté en autant de séquences tels des haïkus composant un recueil de poèmes. Se sentir porté par l'air, le feu, être emporté par le mouvement du groupe, telle Christine Gérard, aérienne, en toute fragilité et sensibilité, se laisser traverser par les musiques, jouer du surgissement dans la lumière et la pénombre, c'est ici l'art des cinq interprètes qui explorent avec justesse le rapport à l'insaisissable, à la présence impalpable et immanente, tels des lucioles aussi impermanentes que ces Transparents dont le souffle est plus que palpable sur le plateau. Une pièce d'Anne-Sophie Lancelin originale et subtile qui nous emmène loin et fait impression." https://www.resmusica.com/2026/02/04/bocle-et-lancelin-au-festival-faits-dhiver/ Catherine Bot, ResMusica (...) Dès l’ouverture, électrisée par les lancinants violons de György Ligeti, Anne-Sophie Lancelin entaille le corps du réel. Avec cette première poussée de fièvre, où les muscles s’allient à la vision pour nous faire douter de ce que l’on voit, la chorégraphe invite ses danseurs à mettre le pied dans la brèche d’un puissant imaginaire. Ce pied, c’est un pas de côté, des rythmes distincts qui cisaillent et ouvrent à des perceptions inédites, entre chien et loup, où l’humain se fond dans un bestiaire fantastique : Les transparents œuvre à une nouvelle phénoménologie et expérimente l’étrangeté du vivant. Dans ses subtiles inventions, Anne-Sophie Lancelin trouble la surface de l’étant. (...) De bout en bout, la poésie de l’étrange tisse somptueusement le fil des temps imaginaires. Et dans ce filet d’ombre et lumière, Les transparents de nous emporter irrésistiblement. Corps et âme." https://unfauteuilpourlorchestre.com/les-transparents-choregraphie-danne-sophie-lancelin-au-theatre-de-la-cite-internationale-festival-faits-dhiver-paris/? Nicolas Thevenot, Un fauteuil pour l'orchestre "(...) Esprits de la forêt ou vagabonds modernes, Les Transparents d'Anne-Sophie Lancelin nous interpellent sur le regard que nous portons sur le monde et sur notre capacité à nous ouvrir à ces êtres. En rendant palpable ce qui nous échappe, elle installe un univers mystérieux et énigmatique, où la frontière entre visible et invisible se brouille, où les danseurs, tout à la fois, se présentent à nous et se retirent. Il reste alors au spectateur d'accueillir ces messagers furtifs et la poésie qu'ils nous délivrent de leurs danses." https://avoiretadanser.fr/les-transparents-anne-sophie-lancelin-festival-faits-dhiver-2026/ Filip Forestier, à voir et à danser " (...) C’est au fond ce qui distingue Les Transparents de tant de pièces qui veulent produire de l’énigme. Anne-Sophie Lancelin ne fabrique pas de la profondeur avec du flou. Elle travaille bien plus précisément. Elle organise des apparitions, des retraits, des masses, des coupes, des traversées. Elle compose des états de présence. Elle pense le visible à partir de ce qui lui échappe, non pour se réfugier dans l’indétermination, mais pour rendre le regard plus actif. Sa pièce ne raconte pas ; elle agence. Elle ne démontre pas ; elle construit des conditions d’apparition. (...) ici apparaît une écriture. Et c’est sans doute cela qu’il faut saluer d’abord : non pas une vague poésie de l’étrange, mais une pensée chorégraphique véritable, capable de faire du plateau un lieu de transformation du regard. Ce n’est déjà pas si fréquent. C’est même, aujourd’hui, beaucoup." Thomas Adam-Gardnung, Ballroom Online https://ballroomrevue.online/critiques-2/lestransparents/?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio "(...) Soft, undulating gestures in slow motion hinge on an extended suite of musical pieces. Likewise, unexpected variations come both from the soundscape – like Erik Satie’s Gymnopédies, a harpsicord and electrical guitar duet or a jazz melody – and the choreography – as when the only male dancer is held upside-down by the female dancers, or when one of them lies against another in a precarious position. Delineating space with light and shades and geometrical patterns, the flow of moving images conveys sensitive impressions with touches of humor. The piece might be obscure but it holds on to an enlightening common thread. " https://springback.org/magazine/2026/02/festival-faits-dhiver-2026 Callysta Croizer, Springback magazine Podcast Tous Danseurs de Dorothée de Cabissole https://www.tousdanseurs.com/podcast/ep-298-anne-sophie-lancelin/ L'ETAU "Chostakovitch, compose le trio n°2 en 1944. Il y exprime la brutalité de la guerre et son absurdité face aux nouvelles machines d’acier de feu, destructrices et aveugles aux souffrances humaines. Au cœur de la partition, la peur et la tristesse, ricochent sur des gouttes de joie éclairées des lueurs d’espoir. L’homme tantôt pantin, tantôt (sur)vivant trouve au cœur des ruines une lumière qui engage l’Humain vers la vie. Le corps se plie obéissant tel un soldat. Le corps, s’arrête, se déploie, recule, refuse l’engrenage destructeur de la violence. Le corps libéré, le corps raide, le corps souple, le corps qui s’échappe dans la douleur, le corps qui s’échappe avec douceur, le corps qui se refuse à sa mécanisation, le corps incorporé, le corps se débat, les pieds frottent le béton, le soleil répercute l’ombre sur le parvis, des ailes surgissent derrière la danseuse, ombres de persiennes… Anne-Sophie Lancelin envoûte avec son solo “L’Étau". Il y a dans ses yeux, son visage et ses chorégraphies du Buster Keaton, du Charlie Chaplin. Il y a dans ses pas de la danse, contemporaine, du classique comme du breakdance… Il y a là une interrogation sur le monde. Il y a là une brillante étoile en plein jour sur le parvis de la Confiserie. Il y a là… un après… un souffle léger d’envie de vivre." Xavier Blanquet, Le Journal de Wimille "Une performance périlleuse et captivante. (...) Le corps entier de la danseuse est happé par cette musique pleine de tiraillements et de tensions, de fluidité qui s’affole parfois. (...) Le public, constitué de beaucoup de familles, de parents avec leurs enfants, est concentré, porté par la musique et par ce spectacle envoûtant. Parfois ensorcélé, le corps de la danseuse se retrouve emporté dans les variations de la musique. A d’autres moments, la danse est plus physique, contrainte, en équilibre. Les gestes se situent alors au niveau des bras, voire même des doigts. Cette minutie invite le spectateur à se concentrer sur cette danse du détail. (...) Au moment des applaudissements, les spectateurs apparaissent époustouflés. Dans ce lieu ensoleillé et bucolique, ils ne s’attendaient pas à voir une telle performance." Olivier Pernot pour Plaines d'été Le Quatrième pas se fait dans la nuit "Elle reste gravée dans les mémoires des spectateurs comme l’interprète inspirée et singulière de Josef Nadj ou de Thomas Lebrun. Voilà qu’Anne-Sophie Lancelin, toujours aussi sidérante dans sa façon de servir la cause des artistes, passe du côté de la chorégraphie. Après une première pièce intitulée Persona, elle propose ici un trio de femmes (auquel elle prend part également en tant qu’interprète) qui fouillent leurs ressources intimes à travers le geste. Les trois danseuses dialoguent avec des images qui se reconfigurent sans cesse, comme la mémoire et l’imaginaire relancent et redistribuent les souvenirs." dans Quinze spectacles à voir en janvier à Paris et alentour par Rosita Boisseau, pour Télérama "(...) Danseuse, mais aussi musicienne et poète, Anne-Sophie Lancelin a d'abord eu un long parcours d'interprète, chez Thomas Lebrun, Josef Nadj ou Nacera Belaza, avant de devenir chorégraphe en 2020. Pour cette nouvelle création, elle s'est entourée d'un compositeur, Lucas Fagin, dont la musique anxiogène donne sa tonalité nocturne à la pièce et de la plasticienne Nina-Flore Hernandez. En fond de scène, mais aussi au sol, une photo en négatif, reproduisant une tête renversée, joue les pythies. Une sorte de fatalité semble en effet tomber sur ces trois corps. La virtuosité des interprètes, Aurélie Berland, Anne-Sophie Lancelin et Carole Quettier, qui semblent comme trois sœurs, est fascinante, comme dans les pièces de Sharon Eyal (...)" Delphine Goater, ResMusica "(...) As if from a vaguely remembered dream, the dancers, clad in black tank tops and trousers, move with a serpentine, undulating fluidity with their gazes deliberately locked away from the audience. A sense of total alienation persists throughout the performance. Envisioned as a collaboration between composer Lucas Fagin and photographer Nina-Floe Hernandez, both music and lighting play a crucial role in altering the viewer’s perception, contributing to the growing unease. The dancers appear to be trapped in their own nightmarish world of incoherent associations, manifesting in unsettling images: spiders crawling across the floor, a floating head projected in the background. Time dilutes as the performers navigate the stage with bent knees and constrained leg movements, their hands often obscuring their faces in a gesture of refusal. (...) As I drowsily exit onto the streets below, the performance soon feels more like a faint dream than a gripping nightmare, the kind that slips through your fingers the moment you wake up." Marina Srnka, Dance Contexte Webzine PERSONA “(...) Anne-Sophie Lancelin fait partie des artistes que l'on suit. Sa définition du geste, articulé par une forte technique, et sa transparence paradoxale - elle fait d'abord exister une oeuvre avant de faire briller sa propre prestation - sont remarquables. (...) Ce Persona travaille au corps la notion d'identité et de dédoublement en présentant un autoportrait kaléidoscopique.” Rosita Boisseau, Télérama Sortir “(...) Persona, qui marquera à n'en point douter, les souvenirs des spectateurs. Performance physique durant 50 minutes, performance de créations chorégraphiques ensuite tant les trouvailles surgissent sans discontinuer, lignes parfaites en pleine harmonie, gestes de la danseuse en accord parfait avec la musique. Que demander de mieux ? Bel art, bel ouvrage !” Bernard Thinat, Magcentre Les Figures de l'attention (co-création de Karima El Amrani et Anne-Sophie Lancelin, porté par la Compagnie Smitten) Les Figures de l'Attention | A voir et à danser chroniques de danse Publié le 18/09/22 ENTRETIENS Anne-Sophie Lancelin, Persona - MA CULTURE Propos recueillis par Marika Rizzi. Publié le 03/01/2022 Entretien Anne-Sophie Lancelin | dansercanalhistorique Propos recueillis par Thomas Hahn. Publié à l'occasion de la représentation de Persona au festival Tours d'Horizons le 16/06/2022 REPORTAGE VIDEO Reportage vidéo : Les Figures de l'attention | dansercanalhistorique Réalisé lors de l'avant-première au festival Bien fait! Les Figures de l'attention est un duo co-écrit par Karima El Amrani et Anne-Sophie Lancelin et porté par la Cie SmittenCliquez ici pour modifier un élément.. |